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Stéphanie Pouchard, du réel à l’abstrait

En septembre dernier, a eu lieu, au forum des arts et de la culture de Talence (33400), l’exposition " l’entre-deux " de Stéphanie Pouchard, artiste peintre. Fascinée par la dualité exprimée à travers ses œuvres, je l’ai rencontré afin de mieux comprendre cette démarche artistique.

Stéphanie Pouchard dessine et peint depuis toute petite. Dans un premier temps, elle apprend quelques techniques toute seule en recherchant la ressemblance à ses modèles. " J’avais une dizaine d’années lorsque j’essayais, en vacances chez mes grands-parents, de dessiner mon grand-père " précisa-t-elle.


C’est à la fin de la classe de troisième qu’elle décide de prendre plus au sérieux sa passion pour les beaux-arts. Elle intègre alors le lycée Magendie de Bordeaux qui propose des sections artistiques. Son professeur Jacques Abeille, peintre autodidacte et écrivain, lui enseigne la peinture sous un aspect plutôt surréaliste : " du fait de ses études supérieures en psychologie et en philosophie, nos cours d’arts plastiques se terminaient parfois par un débat philosophique " s’amuse-t-elle. C’est d’ailleurs lui qui l’encouragea à poursuivre des études artistiques à la faculté.

Titulaire d’un baccalauréat littéraire option arts plastiques, elle opte pour un cursus en arts plastiques à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux 3.

Suite à sa maîtrise très généraliste, Stéphanie prend rapidement conscience de son manque en notions artistiques de base. En effet, en tant qu’étudiante, elle devait plutôt faire preuve d’imagination et de créativité.

Son premier travail en tant que professeur d’arts plastiques à l’école bordelaise d’esthétique "Françoise Buniol ", l’oblige à revoir certains fondamentaux du dessin, tels que les proportions du visage. Elle apprend ainsi à les transmettre de façon claire et simple à ses élèves. En effet, le dessin n’était pas leur discipline principale, mais un moyen de répondre à d’autres attentes, comme la réalisation préalable du maquillage.

Les premières œuvres de Stéphanie, réalisées à la faculté, compose la série " Monstres ". C’est pour elle un terrain d’expérimentation du format, du geste, des couleurs, …



Aujourd’hui, elle s’intéresse surtout aux visages et aux corps. Initiée à la dualité par Jacques Abeille (à travers, par exemple le thème écriture / peinture), sa démarche personnelle, exprimée dans sa série " l’entre-deux ", rappelle sans cesse la confrontation de la figuration et de l’abstraction, du brut et du raffiné, du fini et du non fini et enfin du clair et de l’obscur. Elle peint essentiellement sur de grands formats pour éveiller la curiosité du public en opposant ces notions.


Ces contrastes lui permettent de naviguer entre réel et abstrait. Tout en reproduisant une photo, elle n’hésite pas à laisser libre court à sa créativité en alternant la matière (sable, feuille argentée, …) et le pinceau (acrylique, crayon, ...).


Aujourd’hui, Stéphanie propose également des ateliers d’arts plastiques à Talence (33400) :

A l’atelier des enfants, place Peydavant :

- le mercredi de 9h30 à 11h30 et de 14h à 16h (enfants de 9 à 11 ans)

Au forum des arts et de la culture, esplanade Alcala de Henares :

- le mercredi de 17h à 19h (adolescents de 12 à 14 ans)
- le vendredi de 17h30 à 20h30 (adolescents de 15 à 18 ans)
- le vendredi de 10h à 13h (initiation adultes)

Avis aux dessinateurs : avez-vous pensé à coloriser vos dessins sous photoshop ?

Vous aimez dessiner ? Vous êtes passionné d'infographie ?

Peur ceux qui n'ont pas encore essayé la méthode du coloriage sous photoshop, voici un tutorial dans lequel je vais vous expliquer les différentes étapes pour obtenir de manière simple et ludique un résultat proche d'une image coloriée avec des techniques classiques (crayons, peinture, ...).


Tout d'abord, scannez votre dessin et ouvrez-le sous photoshop.



Créez un nouveau calque. Avec l'outil pinceau, repassez sur votre dessin tout en veillant à être sur ce nouveau calque.



Masquez le calque avec votre dessin original. Créer un nouveau calque blanc avec l'outil pot de peinture. Respectez l'ordre des calques comme ci-dessus.


On veut maintenant obtenir une nouvelle image avec le fond blanc et le dessin refait avec l'outil pinceau. Pour cela, il faut aplatir l'image en passant par le menu "Calque / Aplatir l'image".



Répondez ok pour supprimer les calques masqués.



Vous obtenez alors un seul calque.


Double-cliquez sur le calque et nommez celui-ci "dessin" par exemple.


Le nom du calque est donc désormais "dessin".


Cliquez sur la flèche à côté de "Normal" et choisissez "Produit".



"Normal" se transforme donc en "Produit".


Créez un calque différent pour chaque partie à colorier. Nommez-les de façon claire pour bien vous repérer.



Pour colorier, il suffit de vous positionner sur le calque de la partie à colorier, de choisir la couleur souhaitée et de peindre, par exemple avec l'outil pinceau.


Faîtes la même chose pour les autres parties (calques).

Vous pouvez également faire apparaître les ombres en sélectionnant certaines parties avec l'outil lasso. Puis, il suffit de passer par le menu "Edition / Remplir", en choisissant une couleur légèrement plus foncée ou plus claire.


Pour obtenir un effet plus naturel, réglez les niveaux.

Voici le résultat.


Maintenant, à vous de jouer !

Indicibilis cultive le graphisme

Le 30 octobre 2010, ils étaient une dizaine de participants, avec comme seul point commun une certaine sensibilité artistique, à exposer leur création lors de la soirée du lancement de la ligue de France de slam.

La semaine précédente, ils venaient juste de se retrouver à l'overground (local de l'association "Le Caboulot") autour d’un atelier graphisme organisé par l’association bordelaise Indicibilis Art et Culture.

Ayant participé à cet évènement, j'ai souhaité vous faire partager mon expérience. Pour mieux connaître l'histoire et les objectifs de cet atelier, j'ai rencontré Karolina Lysiak, graphiste indépendante et représentante du pôle graphisme au sein d'Indicibilis.

Léa Ladjevardi :
Comment est apparu l'idée d'un atelier graphisme ? Quel est son objectif ?
Karolina Lysiak : l'association Indicibilis existe depuis le 25 mars 2009. Elle est divisée en plusieurs pôles représentant chacun un art différent (arts plastiques, audiovisuel, écriture, graphisme, hip-hop, mode, musique, photographie et slam). Son but est de permettre au plus grand nombre la pratique de chaque discipline. A travers l’ensemble des ses actions (concerts, expositions, ateliers, cours, etc.), elle contribue au développement de l’art et de la culture en Gironde. Le rôle des ateliers est de proposer au public une initiation ou un approfondissement d'une pratique afin de trouver le médium qui lui convient le mieux.

Les ateliers graphisme permettent une approche personnelle de cette discipline. En dehors du cadre scolaire, chacun se perfectionne à son rythme. C'est aussi une façon de "remettre les points sur les i" pour les notions de base du graphisme, à savoir "faire une image qui a du sens", ce qui n'est pas si facile que ça !


LL : Quels sont les organisateurs ?
KL : Gegory Seguin, membre de l'association de slam "Le Caboulot", est à l'initiative de cet atelier. Il nous a soumis son idée d'organiser une soirée regroupant plusieurs modes d'expression.

A l'occasion de son adhésion à la ligue slam de France, il a voulu créer un évènement particulier. Il a donc fait appel à Indicibilis et j'ai sauté sur l'occasion pour proposer une collaboration slam / graphisme.

Les possibilités étaient intéressantes puisque le travail du texte, en devenant graphique, complète le discours et peut même y ajouter un sens nouveau. D'ailleurs, il appelle cela "slam sur toile" !

J'ai fait appel à Jonas Girard, intervenant dans plusieurs écoles et membre de l'association d'arts graphiques bordelaise "Madame Toulmonde" pour animer cet atelier. Il a tout de suite été très motivé par le projet. Son parcours allié à sa pratique artistique personnelle (intervention dans l'espace public) faisait de lui la personne idéale pour encadrer les participants.

LL : Comment avez-vous choisi le thème et le support ?

KL : En ce qui concerne le thème, nous avons cherché un point commun entre le slam et le graphisme. La liberté d'expression est venue assez naturellement. Puis, il a fallu recentrer un peu le propos et trouver un thème moins "vaste". Nous avons donc abouti sur la censure ...

Parler d'une liberté sous l'angle de l'interdit, cela réveille un petit esprit contestataire !

Pour ce qui est du matériel, j'avais quelques réticences quant à l'emploi de l'outil informatique. Mon expérience m'a appris qu'il tend à restreindre la réflexion. De plus, d'importantes disparités de niveau dans l'utilisation des logiciels a tendance à rendre sa mise en œuvre délicate.

Jonas a donc proposé de travailler la typographie "à l'ancienne" avec des matériaux de base pour favoriser la créativité, le bricolage et le remue méninges !

Ce travail était difficile à appréhender mais il était important de ne pas dénaturer l'esprit du slam, à savoir l'importance du texte.


LL : Comment avez-vous trouvé les participants ?

KL : J'avais rencontré certains d'entre eux lors de mes études en graphisme. Je leur ai proposé d'intégrer l'atelier sachant qu'ils seraient intéressés par le thème qui implique un certain engagement.

Nous avons également lancé un mailing et une annonce facebook pour attirer de nouvelles personnes. A partir de ce moment là, j'ai reçu des demandes d'inscription et malgré quelques désistements, nous sommes satisfaits de la petite équipe que nous avons pu réunir.


LL : Avez-vous d'autres projets dans le graphisme ?

KL : Pour l'instant, nous nous focalisons sur ce premier atelier !

Cependant, nous avons bien l'intention de continuer sur cette lignée, toujours en partenariat avec Le Caboulot dans le cadre du slam mais aussi en parallèle pour des projets ponctuels en lien avec d'autres disciplines. Par exemple, l'association veut développer une sorte de programme sans prétention contre l'illettrisme... Le graphisme pourrait très bien se manifester dans le cadre de ce projet en proposant, pourquoi pas, une aide graphique à la lecture !

L'avantage du graphisme, c'est qu'il peut se déployer dans tous les projets pour peu qu'on se donne la peine d'y réfléchir.


LL : Quel était le tarif de la participation à l'atelier ?

KL : Nous avons eu la volonté de rendre ce premier atelier graphisme gratuit pour attirer le plus grand nombre de participants.


LL : Pour terminer, pouvez-vous m’expliquer les conditions d’adhésion à l’association Indicibilis ?

KL : C’est très facile. Il suffit de nous envoyer une demande par e-mail à l’adresse indicibilis@gmail.com. Par la suite, nous vous renvoyons un bulletin d’adhésion à remplir et à nous retourner accompagnée d’une somme dérisoire de 9€ pour l’année.

Crédits photos : Jérôme Billaut, "Yopo" et "Orenok"